Festival d’humour grinçant au théâtre de l’Etoile du Nord, jusqu’au 28 novembre 2009 : 3 monologues et une création sont au programme. Entrée 8€ pour les moins de 30 ans, passe tout spectacle 24€ et passe 2 spectacle 15€. (résa sur les sites habituels : fnac, …)
16 rue Georgette Agutte, dans le 18e.
Que d’Espoir !
Jusqu’au 21 novembre, du mardi au samedi à 21h.
Texte de Levin, mis en scène de Serge Lipszyc, par la compagnie du Matamore. Spéciale dédicace aux ex-Grignonais de l’an dernier : ce sont les mêmes que pour Un Platonov (Barbacane), donc pour les avoir déjà vu en action, ils sont fantastiques de pêche et de verve sur scène !!!
Sous ce titre générique sont réunis des textes courts et des chansons que Hanokh Levin a écrits tout au long de sa vie pour ses cabarets satiriques. Levin est inspiré par Tchekhov, Feydeau, Brecht et Beckett, rien que ça !
Ces petites pièces et ces chansons nous emportent dans le tourbillon survolté d’une désillusion jubilatoire, toujours plus loin dans l’irrévérence décalée. S’y succèdent des personnages qui peinent à appréhender la vie, aussi bien dans les situations simples du quotidien que face aux grandes questions politiques.
Lorsqu’il traite des petites choses de l’existence, Levin écrit une fable sur la condition humaine. Lorsqu’il s’inquiète du devenir de son pays, il renvoie l’image féroce d’une société séduite par le pire. L’écriture fulgurante de Levin atteint, dans ces formes courtes, une force et un humour rares.
Comment ne pas nous reconnaître dans le miroir, terrible et drôle, que nous tend cet auteur à la voix si puissante et si humaine ?
On verra donc sur scène au milieu des flots, un bastringue en perdition où il sera question de Dieu, de hot-dog, de magie, de politique, de voyages, de théâtre, de salle de bains, de guerre, de paix, du monde et d’amour.
La vie, quoi !
Mais aussi :
A(II)Rh +
jusqu’au 21 novembre, du mardi au samedi à 19h30.
Ça commence comme un cahier de bonnes résolutions, ça continue avec un programme de remise en forme, c’est en fait une auto hypnose à visée hygiénique, eugénique et raciste. C’est un hymne monstrueux à la gloire du nationalisme, que l’auteur condamne. C’est un chant de haine toxique qui empoisonne celui-là même qui le chante et ceux-là même qui le lisent.
Nicoleta Esinencu est Moldave. Ses textes sont présentés à Avignon, Paris, Berlin, Bucarest, Montpellier et Moscou et Tokyo, au Festival de Théâtre Européen à Düsseldorf et à la Biennale de Venise.
A(II)Rh+ est son dernier texte, inédit à ce jour.
Rien, plus rien au monde.
Du 24 au 28 novembre, du mardi au samedi à 19h30.
Le résumé est déjà dans le sous titre : ce texte se présente comme le déversoir d’un trop plein de frustration, de désespoir et de vermouth.
C’est le tableau d’une férocité ordinaire : le portrait d’une Turinoise de cinquante ans qui par un geste criminel transforme soudain sa vie, sans en prendre réellement conscience, en une tragédie ouvrière.
C’est le récit sans concession, mais sans jugement, de la folie qui prend possession de cette femme, le tout sans dérision mais non sans humour.
C’est le temps de son heure de gloire et de reconnaissance. Son paradis rêvé enfin atteint : celui de la notoriété télévisuelle.

