Critiques


  • CONCOURS DE CRITIQUES DE CINEMA
  • Jusqu’au 30 novembre, faites-nous parvenir vos critiques de cinéma sur les films actuels ou anciens, en format doc ou pdf, sur notre adresse mail: celluleculture@gmail.com

    Vous avez le droit à deux critiques chacun à proposer pour le concours.

    Les prix décernés seront des places de cinéma, des entrées pour des expos sur le cinéma…
    Les résultats seront communiqués début décembre.
    Les meilleures critiques seront publiées sur le blog.

    D’ailleurs, n’hésitez pas à en poster sur ce blog en réponse à cet article vos critiques si vous voulez
    partager avec les autres votre expérience cinématographique.

    Faites vivre votre âme de cinéphile avec la CC!

  • CONCOURS DE CRITIQUES D’EXPOS
  • Après visite des expos subventionnées par la Cellule Culture, vous devrez poster un commentaire
    ou une critique sur l’expo en échange de votre remboursement
    .

    Parmi vos commentaires du mois de novembre, nous sélectionnerons les vainqueurs par la sensibilité et l’intelligence avec laquelle ils ont abordé l’expo.

    Les prix décernés seront des places gratuites pour spectacles, concerts, pièces de théâtre ou autre…
    A vos crayons.
    Dites-nous ce que vous avez ressenti durant la visite des expos, et vous recevrez peut-être des cadeaux exceptionnels offerts par la CC!

    Cultivez-vous avec la CC
    Paris, c’est votre jardin!!!

    “Réduire Hitler à la scélératesse, c’est réduire l’homme à l’une de ses dimensions.

    C’est faire le procès qu’il fit lui-même aux Juifs”

    Que serait devenu Hitler s’il n’avait pas été recalé à son examen d’entrée à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne, ce jour du 8 octobre 1908 ?

    Eric-Emmanuel Schmitt, roi du sujet “casse-gueule” (il s’est attaqué à Freud, Dieu, Pilate, l’Islam…) joue une fois de plus admirablement l’équilibriste, en livrant au lecteur deux facettes d’Hitler, avec au passage de quoi en dérouter plus d’un :

    • Premièrement, un mode d’écriture étonnant :

    D’un côté, l’histoire inventée : Hitler est étudiant aux Beaux-Arts, il galère pour trouver son style, se fait deux amis intimes, s’évanouit lors de ses premiers cours de nu, rencontre des femmes (qui, à chaque fois, le tireront d’un mauvais pas) ; il participe à la première guerre mondiale, atterrit à Paris dans le mouvement surréaliste d’André Breton. Bref, il vit sa vie d’artiste.

    De l’autre, le travail d’historien. Eric-Emmanuel Schmitt raconte sans état d’âme l’histoire, où l’on découvre comment le petit Adolph H. est devenu Hitler.

    Ces deux récits sont écrits côte-à-côte, un épisode après l’autre, sans autre différence que la dénomination de l’individu : Adolph H pour Dr Jekyll ; Hitler pour Mr Hyde. Au début, on s’y perd un peu, mais on s’y fait rapidement.

    • Deuxièmement, l’auteur a osé (et il a été pas mal critiqué pour ça) imaginer qu’Hitler aurait pu être un autre individu ; tout aussi déterminé, mais plus humain. La démarche a le mérite d’être saluée.

    Ce livre m’a, vous vous en douterez, beaucoup plu, tant par son originalité que par la force dégagée par les deux Hitler. La réflexion présente en toile de fond est dérangeante, toute l’histoire du XXème siècle s’est finalement jouée à peu de choses…

    Amateurs-trices de romans d’histoire et de fiction, ce livre est pour vous !!

    Si vous en avez marre des films d’actions type Rambo, si pour vous l’unique fonction du cinéma c’est de se divertir ou tout simplement si vous n’avez pas rit depuis longtemps, voilà un film pour vous.

    Tropic thunder est un film racontant le tournage d’un film de guerre qui ne se passe pas réellement comme prévu. En effet, au bout de deux jours de tourange, plus de 120 millions de dollars ont été perdus à cause d’un réalisateur totalement incompétent n’arrivant pas à gérer les caprices de ces stars, toutes aussi dingues l’une que l’autre. Pour parvenir à boucler le tournage, il décide d’immerger ses acteurs en plein situation de guerre sans se douter que celle-ci va réellement commencer…

    En raconter plus, enleverait tout le plaisir du film. Sachez que si vous êtes comme moi, vous allez passer un peu plus de deux heures à exploser de rire à des blagues aussi bien en dessous de la ceinture qu’également au dessus de la ceinture avec une critique poussée de Hollywwod (des producteurs au stars en passant par les Oscars)

    En plus de Ben Stiller, Robert Downey Jr (énorme rôle) et Jack Black, une guest star de luxe s’invite pour un rôle totalement inattendu.

    Pour le plaisir, vous pouvez aller voir cette vidéo (plutôt après le film) qui porte sur un documentaire du film dans le film (ça devient compliqué…)

    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18837522&cfilm=59011&hd=1.html

    http://fr.youtube.com/watch?v=Ez9B4P0CFlY (la “viral vidéo” pour faire la promo du film)

    Bon film… (en plus à 3,90 euros, c’est pas très cher…)

    Reviens-moi


    Dans la même lignée qu’Orgueil et Préjugés, Joe Wright, peint ici une fresque romanesque dans l’angleterre des années 30. Il flotte dans ce film, une atmosphère de cette littérature belle époque. Une jeune adolescente, amoureuse secrètement du jardinier (James McAvoy) surprent sa soeur (la magnifique Keira Kneightley) dans les bras de ce dernier. Par vengeance, elle accuse alors celui-ci d’un viol qui a lieu quelques heures plus tard. Le destin des trois personnages se sépare alors. Le film montre comment un mensonge de petite fille change tragiquement le cours des vies.

    • Malgré quelques longueurs, mais qui à mon avis donnent son atmosphère au film ; c’est un beau film, les acteurs jouent bien, et j’ai particulièrement apprécié ce regard donné sur l’écriture. J’ajouterais cependant que les traits du tableau de la scène de la débacle du rappatriement des soldats anglais, sont un peu trop tirés, cette partie du film manque de finesse.

    • C’est bien sûr un film qui laisse rêveur et que je déconseille aux insensibles aux grandes fresques romanesques.

      Pauline L.

    “Il était une fois…” un Walt Disney pour les grands !

    Ben pour ceux qui croient que c’est encore un Walt Disney de merde, c’est con pour eux, mais c’est vraiment bien !

    L’histoire : La méchante sorcière ne veut pas que la gentille princesse se marie avec le gentil prince Edward, parce que sinon elle sera détrôné du royaume. Du coup, elle envoie la gentille princesse dans le monde réel, à New York, pou s’en débarrasser. Le beau Prince Edward va alors partir à sa recherche en débarquant lui zussi dans la réalité. mais c’est sans compter que la princesse, elle, pendant ce temps-là, elle va tomber sous le charme d’un vrai mec qui la prend pour une pauvre dingue… C’est beau l’amour.

    Commentaire : C’est bien marrant, ça se moque gentiment des comtes de fée complètement niais, un peu comme Shrek, sans pour autant trop copier. On se marre bien, et surtout on ressort trop content, en pensant “wahou, la vie est belle, tout peut arriver… “

    Pri.

    AMERICAN GANGSTER

    affiche AmericanGangster

    J’ai envie de dire “si vous aller prochainement au cinéma, c’est LE film à voir en ce moment !” . Voilà comme ça c’est dit !! Ce film de Ridley Scott est la biographie du parrain noir de Harlem, Frank Lucas, dans le New York des années 60-70. Il dresse un portrait des Etats-Unis alors dans un de leurs moments d’extrême confusion : la décomposition sociale des ghettos, les ravages de la guerre du Vietnam et de la drogue sont tous examinés minutieusement au prisme du gangstérisme.

    En cadre dynamique tout entier dévoué à l’empoisonnement de ses concitoyens, Denzel Washington (Frank Lucas) est magnifique : l’acteur a une capacité à inquiéter, à déstabiliser ; le reste du temps il joue de son côté gendre idéal.

    En face, Russel Crow (Richie Roberts) , en flic intègre, qui se voit confier le poste de chef des stups. Surprenant de le voir en beauf (j’avoue avoir adoré son look “jean, baskets moches et veste en cuir trop serrée”…) !

    Quelques scènes de violences (oui j’ai sursauté dans mon fauteuil quand un mec se fait exploser la tête par balle), mais elles semblent être un passage obligé compte-tenue de l’histoire. Le film dure 2h37 mais on ne voit vraiment pas le temps passer.

    En bref, un beau film de gangster, hollywoodien, sec, nerveux, et passionant. (Il paraît qu’il sera peut être en course pour les oscars)

    I liked it !

    Pauline L.

    DE L’AUTRE COTE…

    affiche Del'autrecôté

    De l’autre côté (AUF DER ANDEREN SEITE pour le titre original) est le dernier film de Fatih Akin, adulé par les critiques : prix du scénario et prix du jury oecuménique au dernier festival de Cannes. Euh, kesaco le prix du jury oecuménique ? C’est un prix qui distingue des oeuvres de qualité artistique, témoignages cinématographiques de la profondeur de l’homme et de son mystère à travers ses préoccupations, ses déchirures comme ses espérances. Alors oui, on comprend parfaitement pourquoi le film a été récompensé…!

    Ce film est avant tout une série d’allers-retour entre l’Allemagne et la Turquie. Le scénario est complexe, mais jamais on ne s’y perd. Je pense qu’on peut également souligner l’excellente prestation des acteurs. Bon après le film dure 2h20 et, on les sent passer… J’avoue regretter un peu la plétorie d’engagement : politique (il fait pas très bon être activiste politique en Turquie), sexuel (homosexualité, prostitution, bah oui pour plaire à Cannes maintenant il faut au moins une scène un peu portée…), relation père-fils et mère-fille, reflexion sur la mort, l’amour… etc.

    Je pense quand même que ce film est à voir, ne serait-ce que pour Tuncel Kurtiz et Hanna Schygulla (merveilleux dans leurs rôles de parents égarés), Patrycia Ziolkowska et Nurgül Yesilcay (plus rayonnante et bouleversante l’une que l’autre).

    Petit résumé de l’histoire (ou synopsis pour utiliser le bon vocabulaire) :

    Ali, un turc d’une soixantaine d’année, veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée d’origine turque comme lui. Mais Nejat, son fils, jeune prof de littérature allemande, se prend d’affection pour Yeter lorsqu’il comprend qu’elle envoie son argent à sa fille en Turquie, pour lui payer des études. Après la mort accidentelle de Yeter qui éloigne durablement le père de son fils, Nejatdécide de se rendre à Istanbul dans l’espoir de retrouver la trace d’Ayten, la fille de Yeter.

    A Hambourg, Ayten sympathise avec Lotte, une étudiante allemande aussitôt séduite par le charme et l’engagement politique de la jeune Turque. Lotte propose alors à Ayten de l’héberger chez elle, malgré les réticences de sa mère, Susanne. Arrêtée et placée en détention, Ayten est finalement reconduite à la frontière puis incarcérée en Turquie. Sur un coup de tête, Lotte décide de tout abandonner et de se rendre en Turquie, , où elle se heurte à une bureaucratie pesante : tous les efforts pour faire libérer Ayten semblent vains…

    Cinéma ‘tement vôtre,

    Pauline L.


    Juno poster

    Juno, c’est une ado décalée, qui pour rien au monde ne ferait les choses comme les autres. Alors quand elle s’ennuie, elle ne va pas au cinéma avec ses amis, non. Elle décide de devenir « sexually active » en couchant avec son ami et amour de marathonien Paulie Bleeker, pour voir, quoi. Evidemment Juno tombe enceinte, et évidemment elle ne trouve pas la force d’avorter…

    Dirigé de main de maître par Jason Reitman, Juno est à mon sens le chef-d’œuvre de l’année. Tout y est simple et vrai, tout ce qui s’en dégage vous laisse à fleur de peau. Pas besoin de tête d’affiches pour défendre cette petite merveille : il y a du génie dans l’interprétation d’Ellen Page et de Michael Cera (et Jennifer Garner, plus juste que jamais, n’y joue qu’un second rôle). Juno vous embarque dans son monde, aux personnages aussi déjantés qu’attachants.

    Juno fait partie de ces films dont on ressort changé, une madeleine de Proust dont la douceur vous retourne et vous rappelle que la vie, aussi banale soit elle, est faite de belles histoires et de jolies choses.

    Zinette pour la Cellule Culture

    Le coup de coeur littéraire: Cent Ans de Solitude de Gabriel Garcia Marquez

    Le roman qui se dévore littéralement…

    Si vous n’avez pas encore découvert le destin de la dynastie des Buendia, jetez vous sur ce livre. Sur plus de quatre générations, vous aller vivre la fondation , les grandes heures et finalement la déchéance d’un village imaginaire. Entretemps, les personnages auront expérimenté la guerre, la dictature, la maladie, la haine, l’amour la folie, la richesse, la sorcellerie… Un livre mêlant à la fois le réalisme et le fantastique.

    Un grand roman de la littérature sud américaine dont l’auteur a reçu le prix nobel pour l’ensemble de son oeuvre.

    Emmanuel D

    Salut à toi, ô brillant amateur de littérature !

    Premier coup de coeur (par JP)

    Adam

    J’aurais pu vous présenter le Goncourt mais ça n’est pas très original (et en plus je ne le connais pas!)
    Ce livre l’a raté de peu je crois.

    Il s’agit du dernier roman d’Olivier Adam, déjà auteur de purs bijoux de nostalgie et de littérature un peu déprimante mais tellement bien écrite. Vous avez peut-être lu “Poids léger” sur un boxeur en pleine crise existentielle, “Falaises” ou encore “Je vais bien ne t’en fais pas” (et son adaptation au ciné avec la non moins déprimante bande son d’Aaron “Lili”).

    Cette fois, Olivier Adam nous emmène dans une famille du Nord sans le sou.

    Un jour, Marie la mère de famille rencontre ceux q’elle appelle les Kosovars, des réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent aux confins de la ville. Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours.

    A nouveau, Olivier Adam nous plonge dans l’univers d’individus au destin singulier , dépassés par la force de leur sentiment.

    Un livre profondément humain, avec la plume d’un très bon romancier.