
Juno, c’est une ado décalée, qui pour rien au monde ne ferait les choses comme les autres. Alors quand elle s’ennuie, elle ne va pas au cinéma avec ses amis, non. Elle décide de devenir « sexually active » en couchant avec son ami et amour de marathonien Paulie Bleeker, pour voir, quoi. Evidemment Juno tombe enceinte, et évidemment elle ne trouve pas la force d’avorter…
Dirigé de main de maître par Jason Reitman, Juno est à mon sens le chef-d’œuvre de l’année. Tout y est simple et vrai, tout ce qui s’en dégage vous laisse à fleur de peau. Pas besoin de tête d’affiches pour défendre cette petite merveille : il y a du génie dans l’interprétation d’Ellen Page et de Michael Cera (et Jennifer Garner, plus juste que jamais, n’y joue qu’un second rôle). Juno vous embarque dans son monde, aux personnages aussi déjantés qu’attachants.
Juno fait partie de ces films dont on ressort changé, une madeleine de Proust dont la douceur vous retourne et vous rappelle que la vie, aussi banale soit elle, est faite de belles histoires et de jolies choses.
Zinette pour la Cellule Culture